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Dès les origines, le blanchissage du linge s'effectue en bord de Seine. Vers la fin du Moyen Age, il s'organise avec l'apparition des premiers bateaux- lavoirs, simples barges à fond plat protégées des intempéries par une toiture de planches ou de chaume, à des emplacements délimités par le Prévôt. Ils sont environ 80 à la veille de la Révolution, installés de préférence sur la rive droite, mieux exposée au soleil. Supprimés en 1805 sous le prétexte qu'ils gênaient la navigation, les "bateaux-lessives" reparaissent plus nombreux sous la Restauration. Afin de lutter contre la concurrence des blanchis- series industrielles, ils accroissent leur capacité, jusqu'à devenir de véritables cités flottantes : les lavandières travaillent désormais au raz de l'eau, abritées par des auvents; à l'étage au-dessus, de vastes salles couvertes accueillent le linge prêt à sécher. Le plus imposant d'entre eux est l'Arche Marion, formé de 12 barges et long de 200 mètres, amarré entre le pont d'Arcole et le pont Notre-Dame ; 250 personnes peuvent y travailler ensemble. |
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mise à jour le 30 avril 2005 |